Balade malgache

Blog

temoignage ecovolontaire

Témoignage du premier volontaire sur la partie agriculture, à Akiba.

Posté le / dans: Témoignages

Témoignages de Raphael - Saison des pluies 2016


Venir à Akiba, ça se mérite !
Le terrain où Vita Soa et Jérôme ont décidé de s'installer, est situé dans les hauteurs de l'île de Nosy Komba, au milieu de la forêt tropicale, à une heure de marche du village côtier d'Ampangorina.

Passé la première montée qui est aussi celle la plus dure (ne vous inquiétez pas, on peut vous aider à monter vos affaires !), on s'habitue vite. Vous ne dépasseraient jamais les 22 minutes que met Enel, le champion local de la Maki Run, pour faire le trajet, mais tout de même ; vous pourrez vous rendre au village le week-end, si l'envie d'aller vous baigner ou boire un verre au bar, vous tiraille !

Cela-dit, ce n'est pas sur, car une fois ici, on ne s'ennuie pas, et on apprécie l'atmosphère qui y règne!

Lors de mon séjour à Akiba pendant 2 mois et demi, j'ai surtout été amené à faire des expérimentations pour développer le potager agroécologique qui se lance tout juste : réalisation de composts/ lombicomposteur et étude de leur comportement, mise en place de pépinières à légumes, réflexion et travail sur l'aménagement du potager, en suivant les principes d'association et de rotation des cultures.

Je ne suis pas spécialisé dans ce domaine et c'est avec peu d'expérience que je suis arrivé ici. Cela-dit, cela n'a pas été un problème, puisque c'est aussi le cas de Jérôme qui se forme sur le tas, et qu'il y a ici pas mal de ressources sur le sujet (agrodoks, livres et accès @).

Toutes nos tentatives n'ont pas forcément aboutie; nous avons rencontré beaucoup de difficultés dans la germination des graines (laitues, poivrons, coriandre), ou encore dans la détermination précise des apports aux composts. Cela-dit, bien qu'il reste encore beaucoup à comprendre ou à réaliser, nous avons pu confirmer plusieurs méthodes de faire. D'autre-part, nous avons bien amorcé la partie « identification des ravageurs et moyens de luttes agroécologiques ».

A côté de ça, j'ai aussi pu participer à la réalisation d'un nouveau poulailler, d'un étang de pisciculture, et à l'entretien du terrain qui a déjà l'allure d'une belle plantation (qui suit les principes d'agroforesterie et de permaculture, déjà pratiqués traditionnellement par les habitants de l'île).
Je me suis personnellement plus focalisé sur le potager en soit, mais si vous voulez en apprendre plus sur la culture d' « arbres » fruitiers ou de lianes (bananiers, papayers, goyaviers, avocatiers, ananas, vanilles, fruits de la passion etc), c'est l'endroit parfait.
Il y a probablement de nombreuses techniques et connaissances sur lesquelles se pencher, pour faire fructifier d'avantage la plantation.

Jérôme déborde en effet de projets, et si vous avez l'âme d'un expérimentateur, vous allez prendre plaisir à le suivre.

Pour ce qui est du travail, c'est mieux d'avoir l'esprit autonome, même si vous allez être amené à bosser souvent en équipe avec les 4 gars (vraiment sympas) qui bossent ici pour lui.
Leurs horaires en gros, c'est du 8-12h, 14-17h. J'avais pris l'habitude de suivre ce rythme, mais vous pourrez voir selon vos besoins avec Jérôme.
Ca pourra être l'occasion d'apprendre à parler ne serait-ce qu'un peu le sakalava (le dialect malgache de la côte nord-ouest), puisqu'il ne parlent pas français pour certains d'entre-eux, et que sincèrement c'est le meilleur moyen de s'immerger et de pouvoir partager.
Pour ce qui des repas, c'est Vita Soa et ses cousines qui s'en occupent (très bien d'ailleurs!).
Une précision quand même, il va falloir que vous vous habituez à manger du riz y compris le matin, parce qu'on est quand même dans la montagne, et il n'y a que rarement des mokary (gâteaux), sans parler du pain.
Par contre, si une fois de temps en temps, vous voulez vous faire plaisir, avec une bonne bière, une caïpi' ou... un poulet, il y a ce qu'il faut dans les petits villages à côté (idem pour le crédit Orange!).
Vous serez logés dans la maison qui fait office d'éco-gîte quant il y a des clients (eh oui, ils souhaitent aussi développer ce lieu par le tourisme) et partager leur quotidien : ici, c'est un peu l'auberge espagnole ; avec la famille ou les voisins qui passent ou restent quelques jours, sans parler de la vingtaine d'enfants qui viennent en semaine dans la salle d'école ouverte depuis un an (autre projet en cours!).

Vos compétences et connaissances en agriculture (tropicale, c'est encore mieux), sont donc les bienvenues !
Et si vous souhaitez plus d'informations, pour pouvez obtenir mon mail auprès de France Volontaire.

Je vous souhaite un bon séjour à Akiba !

Raphaël