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La mouche du fruit – Neoceratitis cyanescens

Posté le / dans: Agriculture et agroforesterie, Les actions Akiba

Un prédateur de la tomate nous donne du fil à retordre


Si nous voulons produire des tomates bio en milieux tropical, nous devons trouver les solutions efficaces contre cet insecte.Nous sommes à la recherche de conseils, d'études qui auraient pu être faites à La Réunion, Maurice ou Mayotte concernant les moyens de lutte biologiques contre la mouche du fruit.

Nous sommes aujourd'hui à la troisième génération de graine de tomate; nos pieds se développent et produisent de plus en plus.
Nous faisons des essais dans l'enceinte de notre potager ainsi que disséminé un peu partout sur le terrain, dans les sous bois,au cœur des plantations de vanille.
Mais cultiver la tomate sous les tropiques sans produits chimique c'est pas gagné: les fruits sont attaqués par la "mouche du fruit", originairede Madagascar, Neoceratitis cyanescens (syn. : Trirhithromyia cyanescens, Pardalaspis cyanescens) elle a atteint la Réunion, l'île Maurice et Mayotte.

La Mouche du fruit - Neoceratitis cyanescens

 Neoceratitis cyanescens Mouche du fruit lutte biologique

Neoceratitis cyanescens Mouche du fruit lutte biologique

 Neoceratitis cyanescens Mouche du fruit lutte biologique

Neoceratitis cyanescens Mouche du fruit lutte biologique


 Neoceratitis cyanescens Mouche du fruit lutte biologique

Neoceratitis cyanescens Mouche du fruit lutte biologique

 Neoceratitis cyanescens Mouche du fruit lutte biologique

Neoceratitis cyanescens Mouche du fruit lutte biologique


N cyanescens est inféodée aux plantes de la famille des Solanaceae. Les diverses espèces cultivées sont victimes de ses attaques : les tomates tout particulièrement, mais aussi aubergine piment , poivron , tomate arbuste , angivy (aubergine africaine).
Diverses Solanaceae sauvages servent en outre de réservoir de multiplication à l'espèce comme l'"angivy ala" proche du bringellier marron de La Réunion.

Dans le potager où il y a une forte concentration de ces plantes la mouche du fruit prolifère allégrement tandis que dans la forêt nos fruits arrivent à maturité.

Les vols d'accouplement des adultes ont lieu 2-4 jours après leur apparition. Après 4-6 jours, la femelle pond dans des tomates de toute taille. Les larves éclosent après 3 jours. De deux à dix larves se développent dans chaque fruit et après 10-15 jours les larves quittent le fruit (qui est à ce moment noir et mou) pour se métamorphoser dans le sol à une profondeur de 5-8 cm.Nous avons été contraint de détruire tous nos pieds de tomate du potager (heureusement nous avons les "sauvages", comme quoi l'agriculture naturelle est probablement la meilleure solution).

Nous allons reprendre des expériences avec nos décoctions maisons, notamment de Melia Azedarach (lilas de perse), corossol, piment et ail,
efficace contre la mouche mineuse.

Mais nous sommes à la recherche de conseils, d'études qui auraient pu être faite à La Réunion, Maurice ou Mayotte concernant les moyens de lutte biologiques contre la mouche du fruit.